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Linéaires publie son comparateur et confirme les écarts entre enseignes

Cette note est particulièrement destinée aux étudiants, aux chefs d’entreprise et aux consommateurs qui n’ont pas forcément accès à l’une des trois grandes revues professionnelles de la distribution (Linéaires, LSA, Points de Vente), ainsi qu’aux différentes « lettres » qui fourmillent d’informations sur notre secteur. La revue Linéaires suit, depuis 1999, le prix d’une centaine de références incontournables dans les rayons des hyper et supermarchés français. Comme ces relevés émanent d’une revue indépendante, personne n’en conteste la probité ni l’objectivité. 1) Le tableau ci-dessous corrobore les grandes tendances observées dans l’indice Opus (Nielsen/Panel de Gestion). Il donne du crédit au discours des distributeurs qui ne cessent d’affirmer que les prix ont baissé en hyper… Quelles observations ? a) E. Leclerc reste l’enseigne la moins chère : « Le groupement d’indépendants a atteint l’indice 95,6…C’est le meilleur score jamais obtenu par une enseigne depuis la création de l’enquête Linéaires en 1999. » b) Le peloton, mené par Auchan (avec Intermarché, Carrefour et Système U), est bien sur une tendance baissière depuis la fin 2005. c) L’écart se creuse entre E. Leclerc et des enseignes comme Atac, Géant, Casino, et bien sûr Monoprix (près de 15 % d’écart). 2) Florent Vacheret, rédacteur en chef, insiste pour dire que, sans remettre en cause la performance de E. Leclerc, l’écart avec ses concurrents est moindre que celui affiché sur le site « quiestlemoinscher.com ». C’est exact. Mais l’explication est simple. Linéaires visite 164 magasins (pour 12 enseignes) et relève les prix de 102 références alimentaires (dont 7 Premiers Prix). Mais ses relevés s’effectuent sur 6 mois !!! Dans sa version actuelle, le comparateur E. Leclerc compare 2 327 articles de marques nationales exclusivement, dans 345 magasins de 8 grandes enseignes. Avec des prix relevés sur une dizaine de jours ouvrables. Il est facile pour toutes les enseignes (même les plus chères) de bagarrer les prix de quelques dizaines d’articles (prix d’appel ou pas). Mais dès qu’on élargit l’observation à un panier plus large représentant 20 à 30 % de l’assortiment…les écarts se creusent. img_blog_110907_prix_def

15 Commentaires

Mais l’explication est simple. Linéaires visite 164 magasins (pour 12 enseignes) et relève les prix de 102 références alimentaires (dont 7 Premiers Prix). Mais ses relevés s’effectuent sur 6 mois !!!
E. Leclerc compare 2 327 articles de marques nationales exclusivement, dans 345 magasins de 8 grandes enseignes. Avec des prix relevés sur une dizaine de jours ouvrables.
vous etes les plus forts! ya pas de doute
peut etre que le cahier des charges de mono exige plus de qualité, la qualité a un prix, et quand on achete un kilog de produit X si on doit en balancer la moitié Mono est moins cher....
La qualité, elle ne joue que sur les marques distributeurs, et non les marques nationales...
Par contre, de quelle manière les opérations commerciales (avantages sur cartes fidélité, etc...) sont elles prises en compte ? Pas du tout ? Cela ne m'étonnerait pas.
Par ailleurs, même si elles l'étaient, peut-on réellement comparer le fonctionnement des "chèques carrefour", émis seulement périodiquement, et à durée suffisamment limitée pour qu'un acheteur non fidèle perde tout, avec des "eurocoras", utilisable dès l'achat suivant, et sur une longue période genre 12 mois ?
Quid par ailleurs des opérations peut-être spécifiques à chaque magasin ? Mon Cora local (je n'ai aucune action chez eux...) pratique suivant le jour de la semaine "10% sur l'article de votre choix", ou "10% sur tous les produits frais", etc... Conséquence, j'imagine qu'ils sont forcément plus chers pour faire de tels cadeaux, mais en choisissant judicieusement la réduc "produits frais" pour la nourriture, et "l'article au choix" pour le reste, la concurrence est atomisée, peut-être involontairement (imaginez-vous que les 10% s'applique aussi bien sur le pack de 6 bouteilles de lait en marque distributeur, pourtant au centime près en linéaire identique à la concurrence locale ? Ou bien sur des produits de marque emblématiques tout aussi bataillés j'imagine, tels que yahourts bien connus... Pour les produits type informatique ou électroménager, les 10% font très mal aussi, même s'ils sont plafonnés à 30 Euros. Un DVD au même prix partout se retrouve subitement moins cher. Idem pour une TV où les hypers ne sont pas très combatifs hors période de promo....)
Enfin, je disgresse sur un cas particulier, mais qui explique peut-être son problème de positionnement sur le graphique. (peut-être que je me rassure aussi intérieurement du fait que le Leclerc le plus proche de chez moi est terriblement mal placé, à 45 minutes de route qui plus est, donc trop loin :-) )
Ensuite, il est clair que la marge d'un hyper peut très bien se faire ailleurs que l'alimentaire. Et là, les comparatifs semblent bien plus rares...
Et pourtant, je serais curieux de connaître la répartition alimentaire/non-alimentaire dans un hyper E.Leclerc.
La qualité, elle ne joue que sur les marques distributeurs, et non les marques nationales...
tu en es sur ?
mais encore comparer un hyper a un super de centre ville et constater qu'il y a un ecart de 15%, faut il encore comparer la notion de service et le panier moyen...
bref, ce graph ne signifie rien, ça fait joli c'est plein de couleurs
A tous, mais surtout un post à M.E.L
Je sais que vous êtes attaché à défendre les consommateurs que nous sommes. Alors pourquoi ne pas encore avoir pensé à une carte de pré-paiement de l'essence. Ainsi un consommateur acheterait une carte de disons 100 L d'essence (pour faire simple) au prix du jour. Ensuite ce prix serait garanti quelque soit le mouvement à la hausse de l'essence. On préserverait ainsi le pouvoir d'achat de tous. Et je suis sur que ce serait rentable quand même pour le distributeur qui disposerait du pré-paiement.
Pour votre réflexion. Et je suis prêt à échanger avec sur cette idée et ce principe qui serait gagnant - gagnant....
moins cher tu es et tu vire 30 textile qui ne gagnent pas personnellement assez leur vie car ils n ont pas de porsche ni de yacht des pooovres qui font desordre dans les assemblees des barons ils etaient la avant toi et sont heureux de leur vie ainsi que leur 300 EMPLOYEES et il t on donne les 60milliards de cts pour racheter le nom que ton pere nous a donne toi tu es loin des peres de viry chatillon paix a J C CORIAT qu il ne se retourne pas dans sa tombe meme pas le cran de les reunir face a toi trop petit ces gens donc va discourir en assemblee et a rmc sur vos prix bas qui rapporte beaucoup mais surtout ne parle pas des textiles qui vendaient bas mais faisaient pooovres a tes yeux et a ton eminence grise l enarque sans rancune aucune belle aventure de 26ans grace a ton pere et ta mere et toi aussi avant que tu ne sois pollue par les requins qui te boufferont DIDIER
Le prix oui, mais quid de la qualité? La guerre des prix ne fait elle pas de dommages collatéraux? Pour assurer une rentabilité aux rayons tout en assurant un prix de vente hyper compétitif, il ne faut garder en linéaire que ce qui rapporte "plein pot".
Commençons d'abord par les fournisseurs "traditionnels" auquels il faut faire baisser les prix que vous puissiez vendre moins cher. Ces fournisseurs ont les mêmes contraintes que vous en termes de charges, de frais de personnels, etc.. Alors une fois tous les postes de charges resserrés, il faut modifier les compositions... Un peu moins de produit noble, un peu plus d'agent de texture, un peu plus d'exhausteur de goût et hop! on peut baisser le prix ou tout au moins ne pas l'augmenter et ainsi ne pas se faire déréférencer.
Il y a quelques temps encore dans les rayons des supermachés, pour un type de produit vous nous proposiez plusieurs choix: les deux concurents nationaux, un ou deux locaux, et souvent une originalité ou un basique.
Maintenant c'est:
une marque leader(celle qui rapporte le plus)
un premier prix (n'abordons pas ici le sujet de la qualité),
et ...une "marque distributeur".
La qualité de l'offre en a prix un sérieux coup et celle des produits aussi.
La marque distributeur, voilà une "invention" géniale de la grande distribution.
Il s'agit de vendre meilleur marché des produits très proches de ceux proposés par les fabricants. Vous les faites fabriquer par un industriel avec comme cahier des charges de faire "pareil" (goût, texture) avec une allure similaire (emballage proche...voire très proche).
Ces produits sont certes très avantageux pour nous autres consommateurs, mais je ne les trouve pas très justes.
Je naime pas le principe de gagner de l"argent en copiant simplement le travail des producteurs. Il est assez facile de produire moins cher sans aucune dépense en recherche (copie du produit), ni marketing (copie de l'emballage), ni force de vente (produit distributeur référencé automatiquement).
C'est tout de même très proche de la contrefaçon, non?
Qu'en pense le créateur du yaourt en paquet vert avec une écriture en jaune, ou celui de la boisson pétillante marron avec une étiquette rouge et blanche? N'osent ils pas se défendre contre ceux qui copient leur produits car ceux sont ceux là qui les vendent par ailleurs?
Etre le moins cher n'est pas une fin en soit; il sera aussi (un jour) important d'être le plus juste.
Je serais heureux d'avoir votre avis sur ces quelques points si vous avez quelques minutes à m'accorder pour une réponse.
Merci de m'avoir lu.
Portez vous bien.
Thierry
la belle affaire Thierry,
Une fois n'est pas coutume je t'invite a tester le café soluble de carrouf en MDD, on hesite entre de l'eau boueuse et moussue dans la quelle aurait fait maceré du charbon de bois, et la cigue.
je cite ce produit parce qu'a défaut d'etre commestible, il eu a le merite d'etre hilarant par les grimaces qu'il engendre, surtout a 30 km de toute civilisation.
Donc j'invite carrouf lors de sa prochaine revue de direction a servir ce nectar a l'ensemble de ses cadres sup histoire de les motiver, avec a 10 heures un break composé de ces excellents substituts de yaourt glauques, dont la visquosité rapelle les exploits de Dudule un charollais vainqueur du concours agricole de Macon, rien de tel pour develloper l'agressivité des cadres....
Bonjour, sur quiestlemoinscher.com il est dit que l'enseigne carrefour a refusé en masse l'entrée aux enquéteurs du site.
Sur quelle base légale carrefour peut empêcher quelqu'un de relever des prix dans ses magasins ?
Merci par avance,
Laurent
qu'en application de l'article L. 121-8 du Code de la consommation, la publicité comparative n'est autorisée que si elle est loyale et véridique et qu'elle n'est pas de nature à induire en erreur le consommateur ; qu'en vertu de l'article L. 121-12 de ce Code, il incombe à l'annonceur pour le compte duquel une telle publicité est diffusée, de prouver l'exactitude de ses allégations, indications ou présentations
Toujours plus fort...
LE leclerc de Plérin (St Brieuc) se voit refuser l'entrée au Carrefour pour un relevé de prix ... Les employés chargés de se relevé sont expulsés.
Mais toujours plus fort, le Leclerc de Ploufragan refuse aussi l'entrée aux employés du Leclerc de Plérin.
C'est le Problème des loups : ils chassent ensemble mais savent aussi s'entretuer pour devnir le mâle Alpha
sed lex, il suffit donc de prendre une photo du rayon, d'avoir un témoin fiable ou d'acheter l'article pour avoir la facture.
Mais cela ne me semble pas une base légale pour interdire l'acces ou les relevés.
Je suis curieux ...
tu peux toujours invoquer que cela n'est pas comparable, relever un prix chez les conccurrents cela s'apparente a quoi ?
Quant a prendre un photo en rayon ce n'est pas autorisé...
Quant a prendre un relevé, le publier, puis le comparer.
""De plus, les produits doivent être vendus dans les mêmes conditions économiques, ce qui signifie que la publicité comparative de prix entre une grande et une petite surface doit être considérée comme illicite." "Sénat""
la il y a un flou au sens ou Linéaire se plante et Leclerc avec c'est qu'on ne peut que comparer a surface égale si on suit le texte
Que Leclerc se plante on va dire que c'est normal, on est chez les Ultraprofessionnels, mais que Linéaire suive on se demande qui est profesionnel
je ne suis pas legislateur, encore moins homme de droit, mais le texte a le mérite d'etre clair
mais encore,europa lex
c) elle compare objectivement une ou plusieurs caractéristiques essentielles, pertinentes, vérifiables et représentatives de ces biens et services, dont le prix peut faire partie;
Les prix des produits de marques bien identifié sont par définition objectivement comparables, qui peut en douter ?
Les détails du jugement concernant la légalité du nouveau site quiestlemoinscher sont disponibles sur legalis point net (article 1915)
Le juge constate que les relevés ont été effectué sans signalement au magasin et présume de leur bonne foi a défaut de preuve convainquante du contraire (Carrefour a visiblement bidouillé un CD de prix mais a été incapable d'expliquer au juge d'ou il venant).
Je n'ai pas trouvé de texte ou jurisprudence sur ce qu'on propriétaire de magasin peut autoriser et interdire.
D'apres mes recherches, un magasin public ne peut interdire l'acces a une personne (sauf en cas de trop de personne vu regle de sécurité) et ne peut refuser de vendre un produit.
Pour le reste je n'ai rien trouvé.
Si tu releve des prix et que tu explique que c'est pour acheter au moins cher parmis N magasin (plusieurs proposant de rembourser des différences de prix d'ailleurs) et qu'on te mets dehors, je ne sais honnetement pas qui est dans son droit.
MEL doit savoir :)
oui bien sur Laurent on peut toujours ergoter mais le texte est clair on compare ce qui est comparale.
donc en toute bonne fois on peut virer un releveur de prix de chez Leclerc, sous pretexte d'etre comparer a une surface diferrente "
""De plus, les produits doivent être vendus dans les mêmes conditions économiques, ce qui signifie que la publicité comparative de prix entre une grande et une petite surface doit être considérée comme illicite." "Sénat""
Pour etre retor on pourrait sous tendre que Carrouf fait un acte citoyen en refusant d'etre comparer a plus petit que sois, la ou le juge a été mauvais et les acteurs de carrouf aussi c'est ne pas avoir insisté sur ce point, le comparateur ne compare pas ce qu'il faudrait comparer pas en tant que produit mais en tant que surfaces et services associés de comparaison.
J'avais envoyé un truc qui s'est perdu dans les tuyaux du net concernant les fractiles de statistiques, cela permeyt par ce moyen de dire que le chomage recule, ou que le puvoir d'achat baisse ou augmente, tout le monde connais la valeur des stat plus ou moins bien remplies, et remplie en fonction de la demande d'un contractuel.
concenant ta derniere remarque, version Darty, il est facile de référencer une entrée unique exclusive de destockage, mais encore pour etre encore plus vicieux la méthode Brico dépot consiste a faire fabriquer hors cote...
les artifices du moins cher que moins cher on connait, cela se termine en gros pour le consomateur par plus cher au final,maintenant mettons les pieds dans le plat Comment peut on comparer inter et leclerc ?
ton lien
"""Sur la sélection des magasins
Sur la méthode des quotas, le Bipe souligne notamment que :
sauf à renoncer à toute analyse à défaut de pouvoir avoir accès à la totalité des hyper et supermarchés en France, ce qui est impraticable en l’espèce, c’est la méthode des quotas qui a été retenue ; cette méthode est utilisée par la grande majorité des enquêtes par sondage et consiste à tirer aléatoirement un échantillon de magasins de façon à ce que le sous-échantillon de chacune des enseignes ait la même structure, selon les critères ou quotas retenus, que celle de l’enseigne au niveau national,
la population a été ramenée à 8 grandes enseignes : Auchan, Carrefour, Cora, Géant, Leclerc, Système-U, Champion, Intermarché ;"""
c'etait la dessus qu'il fallait se battre, mais bon la justice a tranché
(7) Il faudrait fixer des critères minimaux et objectifs sur la
base desquels il est possible de déterminer qu’une publicité
est trompeuse.
(8) La publicité comparative, quand elle compare des caractéristiques
essentielles, pertinentes, vérifiables et représentatives
et qu’elle n’est pas trompeuse, peut être un moyen
légitime d’informer les consommateurs de leur intérêt. Il
est souhaitable de définir un concept général de publicité
comparative pour couvrir toutes les formes de celle-ci.
(9) Il convient d’établir les conditions dans lesquelles la publicité
comparative est considérée comme licite, pour autant
que la comparaison est concernée, afin de déterminer les
pratiques en matière de publicité comparative qui peuvent
entraîner une distorsion de concurrence, porter préjudice
aux concurrents et avoir une incidence négative sur le
choix des consommateurs. Ces conditions de licéité de la
publicité doivent inclure des critères de comparaison
objective des caractéristiques des biens et des services.
par contre il ont attaqué le blog la c'est vraiment pas cool, et cela manque de fair play, bah! 15000 euros sur les marges arrieres c'est vite payé....
j'ai été très surprise de constater une différence de tarification importante (environ 2 euros)sur du mobilier de jardin (chaises en fer) dans 2 établissements Leclerc de région différente. Sur ce type de matériel qui doit provenir d'un même fabricant les centrales d'achat ne peuvent-elles pas s'aligner sur un tarif unique?.

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