
Du nouveau concernant les dates limites de consommation
C’était hier soir la signature du pacte "dates de consommation" entre grands professionnels du secteur, pour améliorer la lecture et l’efficacité des dates de consommation. Avec à la manœuvre, pour son rôle pionnier et l’efficacité de ses applis, Lucie Basch, l’ingénieure fondatrice de Too Good To Go.
Les dates de consommation posent problème. Souvent illisibles ou source de confusions, elles génèrent un retrait trop rapide des produits des circuits de consommation. La Commission Européenne estime que cette situation est à l’origine de 20 % du gaspillage alimentaire dans les foyers.
La ministre Brune Poirson a demandé à quelques entreprises moteurs de travailler en pleine concertation pour améliorer ce système d’information.
J’étais donc hier soir, avec Laetitia Magré, vice-présidente de l’enseigne, particulièrement en charge du développement durable, aux côtés des dirigeants de Monoprix, Intermarché, Cora et Carrefour ; ainsi que des industriels comme les représentants des "2 vaches », de Michel et Augustin, Bel et Danone ; des associations de consommateurs (Familles Rurales, France Nature Environnement), des fédérations professionnelles (Ania, FCD, Coop de France), des contributeurs techniques tel Comerso, Anti Gaspi de Normandie, SOLAAL, et bien sûr les équipes de To Good To Go.
La qualité des informations reste de la responsabilité de chaque entreprise, à tous les stades, mais l’adoption de procédures et de signalétiques communes en facilitera la perception pour les consommateurs.
C’est une jolie contribution partenariale à la lutte anti-gaspillage. Même si d’aucuns n’y voient qu’un coup de com’, je salue, en ces temps de tensions corporatistes, une initiative non conflictuelle et constructive. Top ! ?
12 Commentaires
Belle initiative enfin du concret contre le gaspillage
Voilà une approche convergente qui va faire suer les jocrisses qui professent un affrontement irréductible et permanents entre acteurs des filières concernées!
Bravo à tous les signataires
Voilà qui ne pourra pas nuire à la clarté des rayons concernés et d'atteindre les objectifs de réduction du gaspillage.
C'est un très bonne mesure, attendue par les consommateurs.
Top!
Je m'interroge juste sur la présence du politique dans ce dossier, généralement lui qui n'en peut mais.
@Véro : C'est qui Super U ? C'est quoi son SUPER pouvoir ?
@Monique Trouedec, @Fanny
L'industriel est responsable de la DLC qu'il appose alors qu'il n'a aucune prise sur la plupart du cycle de vie du produit. Il ne peut pas savoir à l'avance que ses yaourts vont passer 2 heures dans un camion frigo dont le frigo a un souci. Ni ce que devient la palette une fois sur le quai de l'hyper (ou de la centrale d'achat). Enfin on sait que la plupart des consommateurs prennent des précautions en achetant du surgelé, mais pour le frais, personnellement je n'ai jamais vu un consommateur recourir à des sacs isothermes sauf s'il a déjà du surgelé. Ainsi le consommateur final va très souvent rompre la chaîne du froid et c'est à l'industriel d'endosser cette responsabilité. Il n'y a donc aucune règle en la matière et à ce jour, les industriels préfèrent se ménager une belle marge.
Pour le yaourt il n'y a aucune règle précise si ce n'est que pour un yaourt nature on peut aller allègrement à J+7 mais attention, si c'est du nature sucré ou si c'est aux fruits la marge n'est plus la même.
@Teddy, @Céce et autres archéologues de rayon :
Moi j'ai une autre astuce, je me sers devant sauf si la DLC est trop proche. Si j'achète 16 yaourts, que j'en mange un par jour et que le pack de tête est à 20 jours, je prends ! Ca sert à rien de rechercher un produit à J+30 sinon à faire retirer l'article de la vente si trop de consommateurs font pareil. Et un produit retiré sera soit détruit (gaspillé) soit donné, soit bradé (dans certains magasins). Dans les trois cas, un manque à gagner pour l'enseigne qui sera de toute façon facturé au client.
@MEL
Qu'est il sorti de concret de cette réunion ? Rien ?
On savait que les enseignes pouvaient s'installer les unes sur les autres dans nos centres villes et nos communes périurbaines. Maintenant on sait que leurs représentants peuvent aussi s'installer les uns à côté des autres (écrit comme ça, ça sonne mieux que l'inverse)
Maintenant nous attendons que ces belles paroles se changent en actes par exemple sur la lisibilité : des caractères assez gros pour les séniors et déficients visuels, en relief quand c'est possible, pour les aveugles. Et pour tous à un endroit lisible. Et là je donne un bon point aux marques Repère. 80-90% de mes provisions sont de la MDD Leclerc et je n'ai pas trouvé une seule date illisible que ce soit en DLUO comme en DLC. Seul bémol, un affichage restant variable à l'intérieur d'une même gamme de produits (exemple les confitures Mamie Douceur, DLUO sur le sommet du couvercle pour la plupart des parfums mais sur la tranche du couvercle (moins lisible) pour la figue, la mûre ou l'abricot) Il m'aura fallu un seul produit "étranger" pour tomber sur de l'illisible. De la confiture de rhubarbe MDD avec un oiseau sur l'emballage ! DLUO apposée en noir (comme MR) sur le dessus du couvercle (comme MR). Seulement le couvercle du confrère est vert foncé ... Détail que je n'aurais jamais remarqué sans lire cet article.
On espère aussi que les absents d'hier, qu'ils soient ornithologues, joueurs compulsifs ou autres industriels seront là plus tard.
Espérons enfin que ce qui ressortira de constructif sera repris pour les DLUO. El il y a surtout un gros effort de communication à faire pour bien expliquer aux consommateurs la différence DLUO/DLC qui réduirait fortement le gaspillage si ces notions étaient bien assimilées.
Je termine par un conseil sur les DLUO donc sur des denrées non périssables. Regardez quand même cette date parce que si du côté des DLC les équipes des GMS prennent soin de faire tourner (mettre au fond les dates les plus éloignées et placer devant les dates plus proches), du côté des DLUO ce n'est pas fait. Ou du moins pas systématiquement.